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Les deux premiers disques – les débuts éponymes de 2013 et de 2016 Limites– les a marqués comme un acte essentiel de métal progressif en devenir. Destinées à transmettre «des récits émotionnels et cinématographiques à travers de longs voyages de son dynamique», les séquences de ces séquences captivantes sont des ensembles fantastiques d’agressions orchestrales ludiques et sublimes, ainsi que de tapisseries acoustiques aigres-douces et fascinantes. Maintenant, le quatuor canadien (le violoniste Evan Runge, le bassiste Matthew Cowan, le guitariste Nathanael Larochette et le percussioniste / pianiste Daniel Mollema) est de retour avec son plus grand effort, Un embarras de richesses. Fidèle à son nom, le LP s’appuie sur les atouts de ses prédécesseurs pour proposer une entreprise encore plus éclectique, déterminée et dynamique. En tant que tel, c’est un triomphe absolu de la forme.

Le groupe décrit Un embarras de richesses en tant que balade audio percutante allant de «vallées caverneuses de solitude et de paranoïa à des sommets vertigineux de transcendance et d'affirmation»; ainsi, il résume «la tourmente et le triomphe que l'on pourrait imaginer face à un territoire isolé. . . transporter des auditeurs. . . Larochette ajoute que bien qu’il ne s’agisse pas à l’origine d’un album concept, "une nouvelle pièce du puzzle se révélerait" avec chaque composition achevée. Narrativement, il «suit vaguement un explorateur sans nom qui se retrouve naufragé sur une île apparemment déserte». Fait intéressant, La veille de nuit a commencé à y travailler avant Limites mais ils ont décidé que cela méritait plus de temps pour gester et évoluer. Cette persévérance a certainement porté ses fruits, car le disque est facilement leur collection la plus agréable, la plus diversifiée et la plus confiante à ce jour.

Comme vous vous en doutez, il y a beaucoup de calamités insidieuses dans la musique. Par exemple, le single "Mendoza" – qui trouve l'explorateur «contraint de faire face à une situation extrêmement périlleuse sans être écrasé par le poids de ses propres doutes et de sa solitude» – est à la fois déchirant et exaltant. Depuis ses percussions principales de tambours et de riffs de guitare autour de cordes douloureuses, jusqu’à ses scènes plus délicates et ses éclats soudains de friskiness, c’est une scène riche et complexe. Ailleurs, le «Sommet», composé de deux parties, constitue sa propre suite tragique de vingt minutes remplie d’arpèges de guitare acoustique, de mélodies hypnotiques pour violon et de motifs d’une complexité saisissante. Dans la plupart des cas, le reste du disque reste fidèle à cette trajectoire avec une aisance et une intrigue comparables.

Cela dit, il existe également des moments plus clairs, à la fois en termes d’attitude et d’arrangement. Par exemple, l’ouvreur «Land Ho!» Jette des slogans exubérants de «Hey!» Pour réaliser pleinement son sous-courant nautique. Plus tard, «Dance of the Mountain People» jette dans le jazz des danses florissantes, ainsi que des harmonies vocales imbriquées qui révèlent à quel point La veille de nuit sont au chant – comme il reflète un peu le thème de La famille Addams. Quant à «Currents», c’est une sortie douce dont les dialogues sans paroles entre le piano et la guitare acoustique sont exquisément touchants. Cela ressemble au générique final d’un film immensément dramatique, vous laissant dans une introspection apaisante pendant que vous intériorisez ce que vous venez de traverser.

Un embarras de richesses est une réalisation impressionnante non seulement pour La veille de nuit, mais pour le sous-genre de métal progressif instrumental dans son ensemble. La quantité de styles, de timbres et d’émotions présentés ici est renversante, et le fait que le quatuor puisse les parcourir avec un calme, une inventivité et un zèle sans faille est tout aussi remarquable. (Qu'ils arrivent à raconter une histoire remarquablement captivante et relatable sans vraiment utiliser leur voix n'est que la cerise sur le gâteau.) Du début à la fin, Un embarras de richesses est une représentation fascinante, corsée, stimulante et accessible du fait qu’il est désespérément abandonné et isolé, c’est donc un coup de maître incontournable.

Score: 9/10

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